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  • Sama Queendom

Equilibre

Dernière mise à jour : 18 mars


Une grande partie de notre génération n'a pas la même vision du travail que nos parents.

Nous avons le privilège de questionner le sens du travail au quotidien. Nous ne comprenons pas comment il est possible de travailler au même bureau, toute sa vie.


Pour beaucoup, il ne suffit plus d'une "belle carrière" pour être satisfait. Ils cherchent dans le travail un véritable épanouissement personnel, une valeur ajoutée à leur quotidien et/ou à celui des autres.


Les citations sur Twitter et Instagram nous rappellent que nous devons "accomplir notre destinée", "optimiser" notre vie en tout, devenir de meilleures personnes à tout prix. Ainsi il devient logique de faire attention au lieu où nous passons la majeure partie de nos journées, et donc au final de notre vie active. Que nous apporte le travail, au delà du salaire, quand on a le luxe de se poser la question ? A quoi ça sert vraiment ? En quoi participe t-il à notre épanouissement au quotidien ? Fait-il fleurir notre esprit ?


Beaucoup de questions. Les réponses sont rarement toutes rassurantes. Elles peuvent même créer de l'anxiété, la sensation de se sentir coincé , l'impression de ne pas utiliser tout son potentiel. Déjà en Occident, les recruteurs doivent faire face à cette problématique. " Les jeunes veulent du sens". L'ironie étant qu'on sait rarement définir ce qu'est ce "sens". C'est plus souvent un sentiment.

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Pour moi une partie du problème réside dans le fait de faire du travail la source principale de notre bonheur, de notre amour propre. On finit par se "fondre" dans son travail, ne plus avoir de réelles activités en dehors. On veut retrouver dans le travail tout ce dont on a besoin pour être épanouit dans la vie. Mais la réalité est que le plus souvent, le travail ne suffit pas.


Il est important à mes yeux de réaliser que dans ce monde capitaliste, notre valeur ne se résume pas à notre performance professionnelle. Notre identité comprend la façon dont nous nous comportons avec les autres, avec nos proches, notre famille, les inconnus. Elle prend en compte nos croyances et pratiques spirituelles, nos activités en dehors du travail. Le sens de notre existence est une problématique qui doit englober tous ces aspects.


Alors quand on veut définir notre identité et notre sens par le travail, on se heurte à un mur. On ressent un vide parce qu'il ne suffit pas. Je considère que mon travail n'a pas à être la source première de mon bonheur. Mais il ne doit pas le perturber. Et dans l'idéal, il doit y participer. Dans ma vision des choses, mon travail est ce que je fais, non pas qui je suis. Il ne dit pas tout de moi, et je ne m'attends pas à ce qu'il comble tous mes besoins en tant qu'humain. Je dois savoir puiser dans différents mondes pour trouver un équilibre.



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Une autre partie du problème réside dans la façon même dont le système capitaliste est construit.


Même lorsque l'on trouve un travail qui participe à notre épanouissement, même lorsqu'on en fait pas le centre de notre existence, il devient difficile pour notre génération d'imaginer le faire 5 jours sur 7, pendant 40 ans. Nous avons de plus en plus le réflexe de nous poser des questions sur la pertinence de ce modèle, sur la liberté que nous avons réellement, ou pas.


C'est ainsi que tous ces discours sur les "revenus passifs" ont émergé et connu un véritable succès. En réalité même les revenus passifs nous demandent d'être actifs, au moins pendant une période. Tout demande du travail, c'est normal. Le travail fait partie de la vie. Il a une réelle valeur ajoutée au sein de notre société, car c'est ce qui nous permet d'être utiles les un aux autres et faire vivre le contrat social.


Mais toute chose a son extrême. Et lorsque l'on voit le nombre de burnout, le nombre de personnes qui ont la boule au ventre en allant au travail le matin, il y a de quoi se questionner. Notre génération a du mal avec l'idée de sacrifier sa santé physique et mentale, afin d'accéder à une certaine situation financière ou de prestige, qui n'est plus assez satisfaisante.


Je ne pense pas que cela soit une question de paresse, en tout cas pas dans mon entourage. La preuve en est que nous sommes nombreux à nous lancer dans l'entrepreneuriat. Pourtant Dieu sait que ce n'est pas de tout repos, au contraire. Ce n'est pas pour tout le monde. La différence est que, par rapport à un travail classique, on peut y ressentir une satisfaction plus grande. Au fond c'est ce sentiment de satisfaction, de "contentement" que nous cherchons, en partie dans le travail.


Comment le trouver au final, dans tout ça ? Je me pose la question moi même. Au final ce billet est une suite de questions et réflexions, sans réelle réponse. J'en viens même à questionner son sens aha.


Je pense que ce que j'essaye de dire, c'est qu'on est ensemble. On est ensemble dans ce questionnement, et tu n'es pas seul. Chacun essaye différents modèles. Parce qu'au final on a l'impression de ne pas pouvoir changer le système. On teste par ci, par là, on réfléchit à nos projets. On espère trouver cet équilibre personnel, si différent selon les personnes mais qui répond au même besoin.


J'espère que tu le trouveras.



*** Mood du Jour **


Tout en douceur.




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